Ce que la réforme ne va pas changer

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Notre système de retraite, hérité de l’après-guerre, assure un niveau de vie globalement satisfaisant aux retraités et parvient à atténuer les inégalités de carrières ou de rémunérations entre les travailleurs.

Nous avons cependant besoin de le transformer, de le rendre plus lisible, plus juste, davantage adapté aux parcours professionnels et de vie qui sont plus divers et moins régis par des modèles que par le passé. Nous devons aussi le rendre plus résistant et plus adaptable aux crises qui peuvent survenir à l’avenir : crise démographique, économique, financière etc.

Il ne s’agit pas pour autant de mettre à bas tout l’édifice que nos aînés ont construit et ont réussi, au prix parfois d’efforts importants, à conserver. Les acquis de notre système de retraite doivent être renforcés et sécurisés.

Notre système de retraite restera par répartition

Depuis longtemps la France a fait le choix d’un système de retraite financé en répartition, dans lequel les cotisations des d’actifs aujourd’hui payent les pensions des retraités d’aujourd’hui : ce choix sera conforté. Le nouveau système sera un système en par répartition, public et obligatoire.

Les dispositifs de solidarité seront renforcés et consolidés

Aujourd’hui, le système de retraite prévoit de nombreux dispositifs de solidarité qui permettent, par exemple, de compenser les accidents de vie ou de carrière, afin de limiter leurs effets sur le montant des pensions.
Ce niveau de solidarité sera préservé et renforcé. A ce titre, il sera peut être nécessaire d’adapter certains dispositifs, anciens, qui ne correspondent plus aux évolutions du monde du travail ou de la société et de créer de nouveaux droits si le besoin s’en fait sentir.

Toutes les spécificités des régimes ne disparaîtront pas

La création d’un système universel de retraite nécessite de mettre en place un socle de règles communes. Il sera possible pour autant de maintenir des spécificités pour mieux prendre en compte les particularités de certaines activités. Tel pourrait être le cas par exemple des taux de cotisations des travailleurs indépendants : les droits seront naturellement adaptés en conséquence.